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Les statues sauvées de l'oubli

 

DES STATUES SAUVEES DE L’OUBLI

 

Quatre statues en bois bénies par Mathurin Couppel des Ponceaux, curé prieur de Fresnay sur Sarthe, ont été retrouvées récemment dans la charpente du Manoir de la Poterie par leur nouveau propriétaire en 1992.

Ces statues datent du XVème siècle, l'une représente une Vierge à l'annonciation, les trois autres des moines et probablement un ange.

Personne ne sait vraiment pourquoi elles se sont trouvées là, peut-être ont-elles été cachées au moment de la Révolution ou récupérées en l'église de Bérus par le sieur Aymiot de la Poterie dès le XVIIème siècle.

D’après le site de la Communauté des Communes des Portes su Maine Normand

 

les 4 statues qui avaient été récupérées à La Poterie il y a une vingtaine d’années et qui étaient stockées à la sacristie ont été restaurées en 2011. Afin d’éviter qu’elles se détériorent à nouveau, elles seront posées sur des socles en bois afin de les isoler du sol. Ci-dessous les photos avant et après restauration

 

statue 1 statue 2 statue 3

Le tombeau du soldat inconnu

 

LE TOMBEAU DU SOLDAT INCONNU

 

Dans un coin du cimetière de Bérus, une croix de granit porte ces inscriptions : Tombe militaire - Loi du 4 avril 1873 - Concession à perpétuité au profit de l'Etat – « Ci gît le corps d'un brave militaire mort en défendant sa patrie le 15 janvier 1871 - Priez Dieu pour lui ».

Ce tombeau ne porte pas de nom. L'histoire nous rapporte que le 15 janvier 1871, à la suite de la bataille du Mans et la défaite des troupes Françaises, celles-ci en retraite la veille, par la route nationale, étaient épuisées et redoutaient l'arrivée des Prussiens.

Des francs-tireurs du corps de Mipowski, venant d'Alençon au nombre de 43, paraît-il, s'étaient portés en reconnaissance à la rencontre des premières troupes Prussiennes qui se faisaient précéder de quelques obus d'intimidation, notamment sur les abords boisés.

Il y eût certainement un engagement. Mais la petite troupe Française dut se replier rapidement sur Alençon devant des unités nombreuses du Duc de Mecklembourg, dont l'artillerie arrivait pour prendre position sur la côte de la Feuillère et tirer sur les abords d'Alençon, où se tenaient les défenseurs de cette ville.

Toujours est-il qu'un des francs-tireurs Français fut tué d'un éclat d'obus et resta sur la berne, où il fut dépouillé de tout ce qu'il avait sur lui.

Son identification demeura impossible. La petite unité de ces volontaires supplétifs dits "francs-tireurs" "était-elle inorganisée au point de ne pas avoir le nom de celui qui manquait à l'appel au retour ?

Après la guerre, plusieurs enquêtes et demandes de renseignements parvinrent en mairie de Bérus sans résultat. L'énigme demeure...

Quoi qu'il en soit, le soldat inconnu ne fut pas oublié. Son tombeau est souvent fleuri et le centenaire de sa mort a donné lieu à l'hommage patriotique qu'il mérite.

Extrait des archives de Monsieur MORINEAU Gaston – Mieuxcé


tombeau

L'église Saint Germain

 

L’église actuelle, succédant à un temple plus ancien, paraît remonter au XVème siècle.

 Son clocher en batière date du XIIIème siècle, fut reconstruit ou réaménagé au cours du XVIIIème siècle par l'abbé Guibert, en grande partie à ses frais.

 L'église de Bérus, comme beaucoup d'autres de son époque avait des peintures intérieures partiellement visibles jusqu'à ce que des restaurations successives et malencontreuses en effacent jusqu'au souvenir.

 Seul près de l'autel de la Vierge, des restes de peinture murale représentant une sainte sur un dragon. Par peinture, il faut entendre l'art de peindre sur une muraille fraîchement enduite des couleurs détrempées dans de l'eau de chaux. Ces couleurs étaient en nombre réduit parce que provenant seulement des terres ou péroxydes de fer (hématites), jaunes et rouges surtout.

 Jusqu'au XVIIIème siècle, les nobles et bourgeois pouvaient se faire enterrer dans les églises ce qui présentait pour la santé publique de graves dangers en temps de peste

 On désignait ainsi toutes les maladies contagieuses, faute d'en connaître la nature et l'origine.

 Or, les inhumations dans l'église de Bérus furent nombreuses.

La dernière à notre connaissance remonte au 30 juillet 1768 : Marie-Magdelaine Chabot, veuve de Messire René Nicolas le Mouton de Boisdeffre.

 La pierre tombale d'Antoine Amyot est encore lisible et porte la date de 1677. C'est lui qui, en 1662, eût un conflit avec de Boisdeffre au sujet de ses titres de noblesse, contestables et contestés, qui lui évitaient en tout cas de payer la taille.

 Soutenu par son curé François Lecomte, farouchement hostile à de Boisdeffre, premier seigneur de ce nom (1654-1735), Aymiot n'en perdit pas moins son procès, mais trouva par la suite le moyen de ne pas payer la taille...

 Bien entendu, l'honneur d'être enterré dans l'église était le privilège des riches et se payait cher.

 

D’après le site de la Communauté des Communes des Portes su Maine Normand

 

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